Réduction des sacs plastique : le Parlement européen confirme son accord avec les ministres

En seconde lecture du projet de directive visant à réduire l’usage des sacs plastiques légers, les eurodéputés ont entériné le 28 avril, en plénière, l’accord conclu avec le Conseil des ministres européensen novembre 2014. Le 2 mars dernier, le Conseil de l’UE a formellement adopté ce compromis en première lecture.

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Les Etats membres auront le choix de fixer des objectifs progressifs de réduction des sacs légers d’une épaisseur inférieure à 50 microns – soit 90 au maximum par personne et par an d’ici le 31 décembre 2019 et 40 d’ici fin 2025 – ou de les rendre payants au plus tard le 31 décembre 2018 “sauf si des instruments d’une efficacité égale sont mis en œuvre“.
Selon l’accord, les sacs très légers (inférieurs à 15 microns) pourront être exclus de ces mesures. Cependant, comme leur consommation est “très élevée et que le problème des déchets sauvages est particulièrement grave” pour ces sacs, la Commission européenne devra évaluer “les conséquences en termes de cycle de vie des différentes solutions” permettant de réduire la consommation de ces sacs et de présenter une proposition législative, le cas échéant, dans les 24 mois, a précisé la députée danoise Margrete Auken (Verts/ALE), rapporteure du texte.

Etiquetage de sacs en plastique biodégradables et compostables

De plus, la Commission devra évaluer l’impact sur l’environnement des matières plastiques oxo-dégradables, qui se fragmentent en petites particules, et proposer des mesures appropriées face à ce phénomène dans les 24 mois suivant l’entrée en vigueur de la législation.

En 2017, la Commission européenne devra également élaborer des mesures d’étiquetage et de marquage pour une reconnaissance, à l’échelle de l’UE, des sacs en plastique biodégradables et valorisables par compostage. “Actuellement employé pour des matières ayant des rythmes de biodégradation très différents, le terme «biodégradable» a perdu toute signification. L’adoption de spécifications claires pour [cet] étiquetage (…) clarifie non seulement la situation en mettant un terme aux affirmations trompeuses, mais elle peut également contribuer à faciliter la collecte séparée des biodéchets“, a ajouté Mme Auken.

En France, à compter du 1er janvier 2016, les sacs de caisse en matière plastique à usage unique destinés à l’emballage de marchandises au point de vente seront interdits, selon le projet de loi sur la transition énergétique, en débat à l’Assemblée en seconde lecture.

 

Source: Actu-Environnement

Le bioplastique, c’est fantastique !

Entre une législation qui veut valoriser les sacs plastiques biodégradables et compostables et une tendance citoyenne à l’écologie, les produits conçus à partir de végétaux sont tendance. Pour Christophe Doukhi de Boissoudy, président du Club Bio-plastiques, c’est tout simplement l’avenir.

composteerbaarRemplir ses sacs jetables au supermarché devrait être sensiblement différent à partir du 1er janvier 2016. Après avoir végété plusieurs années, le projet de loi sur la transition énergétique désormais porté par Ségolène Royal prévoit en effet de supprimer purement et simplement les sacs plastiques à usage unique non dégradables et non compostables.

Un sac certifié compostable

Il y aura toujours des sacs, vendus quelques centimes d’euros, mais ils seront dotés d’un nouveau logo, déjà utilisé chez certains de nos voisins européens. L’Italie par exemple caracole dans le peloton de tête en matière de recyclage des déchets ménagers organiques par l’intermédiaire de ces sacs 100% compostables.
“De la nature à la nature”, c’est le principe du bioplastique qu’explique Christophe Doukhi de Boissoudy, président du club Bio-plastiques et directeur général de Novamont France, présent au salon de l’agriculture. Ce club regroupe toute la filière, du céréalier jusqu’au plasturgiste.

Les billes de bioplastiques

Les céréales (amidon de maïs principalement, de blé ou de pomme de terre, huile de tournesol ou de chardon) sont transformées en petites billes (résine) de bioplastique qui servent ensuite à réaliser toutes sortes de produits rigides ou souples.

Selon Christophe Doukhi de Boissoudy, les besoins en céréales pour cette industrie n’ont qu’un impact minime sur la totalité des surfaces cultivées et ne viennent donc pas concurrencer les besoins alimentaires.
A l’heure des préoccupations environnementales et écologiques, ces produits ont l’avantage de ne laisser aucune trace une fois leur cycle de vie terminé puisqu’ils peuvent être transformés en compost et donc… retourner au sol. La boucle est bouclée.
Le frisbee en bioplastique
L’entrée dans l’aire des bioplastiques est une petite révolution pour un certain nombre d’industriels qui vont devoir changer leurs habitudes de travail. Cinq sociétés françaises, membre du club Bio-plastiques, sont déjà sur ce créneau porteur. L’enjeu est environnemental bien sûr mais aussi économique.

 

Source: France 3 

Photo: Bio Futura

Perspectives positives pour les bioplastiques en Europe

PLA Beker 200 ml Bedrukt (IMG_9834 Clean Square - Bio Futura)Le marché des bioplastiques devrait passer d’environ 1,4 million de tonnes (en capacité de production annuelle) en 2012 à 6,2 millions de tonnes environ en 2017 conclut l’association professsionnelle European Bioplastics dans l’étude qu’elle publie annuellement. L’association souligne également les avantages environnementaux de ces matériaux.

La publication annuelle des chiffres du marché des bioplastiques par European Bioplastics et l’Institut des bioplastiques et des biocomposites (IfBB – Université des arts appliqués de Hanovre en Allemagne) a été l’un des faits saillants de la 8e Conférence européenne sur les bioplastiques, qui s’est tenue les 10 et 11 décembre à Berlin. Les chiffres révélés ont montré le succès de l’industrie des bioplastiques dont les capacités de production devraient passer de 1,4 million de tonnes en 2012 à plus de 6 millions de tonnes environ en 2017.

« La dernière livraison de nos statistiques révèle de nouveau que la croissance mondiale de l’industrie des bioplastiques sera supérieure à la moyenne, » explique François de Bie, Président du Conseil de European Bioplastics. «  La croissance continue devrait concerner tous les types de matériaux bioplastiques et un large et divers éventail de segments du marché – des emballages aux fibres et à l’électronique grand public.  »

Tous les types de matériaux progressent, avec les solutions végétales non biodégradables telles que les PE et PET d’origine végétale, en tête du peloton. Les plastiques biodégradables, tels que le PLA, les polyesters et les mélanges d’amidon biodégradables, connaissent également des taux de croissance impressionnants. La capacité de production devrait croître d’environ 60 pour cent d’ici 2017. European Bioplastics souligne également que le marché de l’emballage restera le premier débouché des applications de bioplastiques.

Les données actuelles publiées par European Bioplastics montrent que l’Europe et l’Amérique du Nord restent des zones intéressantes pour la recherche et le développement ainsi que comme marchés finaux. Toutefois, l’association souligne que la création de nouvelles unités de production se fait plutôt en Amérique du Sud et en Asie.

Développement durable

Les avantages environnementaux de bioplastiques ont également été soulignés lors de la conférence.

«  Les bioplastiques fabriqués à partir de ressources agricoles, et réintégrés dans la biosphère en tant qu’éléments nutritifs ou recyclés avec le plastique conventionnel, ont clairement le potentiel pour devenir un véritable matériau durable. Et ils peuvent permettre de réduire la consommation de combustibles fossiles  », a déclaré à Janez Potočnik, Commissaire européen chargé de l’Environnement dans son discours d’ouverture. Dans un message vidéo, il a souligné le rôle crucial que les bioplastiques peuvent jouer dans la transition de l’Europe vers une économie circulaire basée sur le végétal.

Même en prenant en compte les taux de croissance annoncés, la surface agricole utilisée pour l’approvisionnement en matières premières renouvelables destinée aux bioplastiques ne représentera qu’environ 0,02% de la surface agricole mondiale, explique European Bioplastics.

Les tables rondes et les présentations proposées lors de la conférence ont souligné que les évaluations du cycle de vie (ACV) restent le meilleur outil disponible pour évaluer de manière factuelle la performance environnementale des bioplastiques. Toutefois, les intervenants ont également souligné la nécessité d’utiliser les méthodes validées les plus pointues et de fournir aux consommateurs des outils faciles à utiliser pour comprendre ces évaluations.

Source: Premium Beauty News
Photo: Bio Futura

Pollution : la responsabilité des propriétaires plus facilement engagée

Le Conseil d’Etat a déclaré, dans un arrêt rendu le 24 octobre 2014, que la responsabilité des propriétaires d’un site pollué pouvait désormais être plus facilement engagée.

garbage-100203_1280A l’occasion d’un contentieux opposant une société à la commune de Palais-sur-Vienne, dans la Haute-Vienne, la plus haute juridiction administrative de France a rappelé, le 24 octobre 2014 dernier, que la responsabilité du propriétaire d’un site pollué pouvait être engagée, en cas de forte pollution, et que ce dernier pouvait être contraint de nettoyer les lieux.

Pollution : la responsabilité revient aux propriétaires des lieux

Un principe de base, mais qui dans les faits n’était pas forcément appliqué. Le Conseil d’Etat, rappelant l’article L. 541-2 du code de l’environnement, a rappelé le principe de base qui est que les producteurs et détenteurs de déchets sont les principaux responsables de la pollution d’un site. Mais en leur absence, le propriétaire des lieux peut être vu comme leur détenteur. Et à ce titre, il peut donc être forcé de les éliminer s’il a notamment fait preuve de négligence.

Pollution : le Conseil d’Etat consacre la négligence des propriétaires fonciers

C’est cette négligence qu’a retenue le Conseil d’Etat dans l’arrêt rendu fin octobre. La Haute juridiction administrative a en effet établi que les déchets litigieux, critiqués par la commune de Palais-sur-Vienne, étaient le résultat de l’exploitation antérieure du terrain par la société propriétaire, qui s’était selon la juridiction abstenu de tout nettoyage, et de toute surveillance.

Une décision qui risque de faire jurisprudence

Par cet arrêt, le Conseil d’Etat consacre donc la responsabilité des propriétaires fonciers, estimant que cette responsabilité peut être engagée s’il y a eu négligence. En l’espèce, le propriétaire avait même enfoui les déchets litigieux, pour les faire disparaître. Une négligence doublée d’une mauvaise foi… Une décision qui risque de faire jurisprudence dans ce type d’affaires, puisqu’elle a le mérite de préciser la hiérarchie des responsabilités, dans des cas de pollution de terrains.

Source: Green et Vert 

Photo: Pixabay

Les députés votent la fin des sacs plastiques et de la vaisselle jetable

La loi de transition énergétique, dont l’examen s’est terminé ce matin à l’Assemblée nationale, prévoit notamment la possibilité d’indemniser les trajets à vélo vers son lieu de travail.

 Après cinq journées de discussion, et un débat long et tendu suite à l’annonce par la ministre de l’Écologie de la suspension de l’écotaxe, l’Assemblée nationale a terminé ce samedi matin à 6h45, l’examen en première lecture du projet de loi sur la transition énergétique. Revue de détails des mesures adoptées qui doivent maintenant obtenir l’aval du Sénat.

Sacs plastiques

Les députés ont voté l’interdiction des sacs plastiques à usage unique à partir de 2016. Cette proposition introduite dans le texte par le gouvernement lors de son examen en commission se base sur le constat que près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique, et plus de 12 milliards de sacs dits «fruits et légumes» sont encore distribués dans les commerces. Une directive européenne allant dans le même sens est également en projet. Si le texte est définitivement voté, seuls des sacs plastique réutilisables – car plus épais – pourront être distribués ou vendus en caisse. Avec l’interdiction, Ségolène Royal souhaite à la fois relancer la filière papier et encourager les entreprises françaises fabriquant des sacs à base d’amidon de maïs ou de pomme de terre.

Vaisselle jetable

L’interdiction de la vaisselle jetable à partir de 2020 a été votée en séance à l’initiative des écologistes, malgré les réticences de la ministre de l’Écologie. L’amendement défendu par l’écologiste François-Michel Lambert prévoyait dans une version initiale l’interdiction à partir de début 2017 de la vaisselle jetable en plastique, afin de réduire les déchets, constitués par «l’énergie consommée pour la fabrication de ces produits et la pollution provoquée lorsqu’ils sont laissés dans la nature». Ségolène Royal s’est opposée à cet amendement qu’elle a qualifié «d’antisocial», car «les familles en situation de précarité ne jettent pas cette vaisselle mais la réutilisent». François-Michel Lambert a alors proposé de repousser la mesure à 2020, ce qui a permis son adoption, la ministre s’en étant remis «à la sagesse de l’Assemblée».

Chèque énergie

Mesure phare du projet de loi sur la Transition énergétique, la création d’un chèque énergie pour les ménages modestes a reçu l’aval des députés ce samedi matin. Ce chèque énergie doit permettre à ses bénéficiaires de payer les fournisseurs d’énergie ou de capitaliser afin de réaliser des travaux destinés à économiser de l’énergie. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal est favorable à une «cohabitation partielle» des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz avec le chèque énergie. Plus de 11 millions de personnes, soit un cinquième de la population française, éprouvent des difficultés à se chauffer et s’éclairer, selon une évaluation de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). Le volet du texte consacré au bâtiment dispose en outre que des travaux de rénovation énergétique seront obligatoires en cas de travaux de ravalement, de toiture, et d’aménagement de nouvelles pièces d’un logement.

Indemnisation des trajet à vélo

L’un des amendements votés hier soir prévoit que les employeurs pourront désormais, s’ils le souhaitent, verser une indemnité kilométrique à leurs salariés se rendant à vélo, ou à vélo électrique, sur leur lieu de travail. Le montant de l’indemnité kilométrique vélo sera fixé par décret, et elle sera exonérée de cotisations sociales. À la veille de l’ouverture du mondial de l’automobile, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait aussi annoncé la création, à la mi-2015, d‘un super bonus en faveur de l’achat de véhicules propres.

Réduction de la part de la part d’énergie nucléaire

L’Assemblée nationale a voté l’article 1er du projet qui veut réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025. Les députés ont ajouté au texte initial un objectif intermédiaire de réduction de 20 % de la consommation en 2030. Parallèlement, la part des énergies renouvelables doit être portée à 23 % en 2020 et 32 % en 2030, et la consommation des énergies fossiles diminuer de 30 % en 2030.

Recyclage des déchets et lutte contre l’obsolescence programmée

Le texte voté prévoit de réduire de 50 % les déchets mis en décharge d’ici 2025, de recycler 55 % des déchets non dangereux et de favoriser l’énergie issue de la valorisation des déchets non recyclables (réseaux de chaleur). Elle mise également sur la lutte contre «l’obsolescence programmée» des produits, qui pourra être pénalement punie comme une tromperie.

Réduction des gaz à effet de serre

Parmi les autres objectifs définis figure aussi la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030, et leur division par 4 en 2050.

 

Source: lefigaro.fr

A 16 ans, elle invente un bioplastique issu de peaux de bananes!

Lycéenne de 16 ans originaire d’Istanbul, Elif Bilgin a développé un bioplastique à partir de peaux de bananes. Une alternative écologique à la production de plastique aujourd’hui principalement issue du pétrole. Fruit de 2 ans de travail, la trouvaille de l’adolescente turque a reçu un prix de 50.000 dollars du magazine Scientific American.

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Marie Curie est l’un de ses modèles. Elif Bilgin, lycéenne turque de 16 ans pourrait bien un jour elle aussi se voir distinguée du prix Nobel. Pour l’heure, elle s’est vue décerner une bourse de 50.000 dollars par le magazine Scientific American. Sa trouvaille : un bioplastique développé à partir de peaux de bananes.

En s’inspirant de ce qui se fait déjà avec les pelures de mangues, l’adolescente a réussi au terme de 2 années de recherche à transformer la cellulose contenue dans la peau de banane en un plastique écologique. Le matériau pourrait notamment être utilisé comme isolant de câbles.

En lice au Google Science Fair Celle pour qui la « science est une vocation » aime à citer Thomas Edison pour expliquer la persévérance dont elle a fait preuve pendant ses recherches. Avant d’aboutir à la bonne formule, « je n’ai pas échoué, j’ai juste trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnaient pas » lance-t-elle dans la vidéo de présentation de son projet. Elif Bilgin et son bioplastique sont aujourd’hui en lice au concours Google Science Fair qui récompense la fine fleur des jeunes espoirs scientifiques. Résultat attendu en septembre.

Source: Courant Positif

Photo: Wikimedia

 

Un artiste lausannois développe un mégot biodégradable qui fleurit!

Lausanne Jardins expose Le jardin par inadvertance d’Emilien Colin. Un parterre de fleurs issu des fins de cigarettes.

lossy-page1-777px-Photograph_of_Correct_Way_to_Dispose_of_a_Cigarette_Butt_in_the_Woods_-_NARA_-_2128277.tif«C’est en regardant par terre que l’inspiration m’est venue. Pour «planter» les mégots, les fumeurs n’auront qu’à les jeter au sol», raconte Emilien Colin, jeune diplômé de l’école d’arts appliqués de Vevey. Une ville dont les trottoirs seraient recouverts de fleurs et non de mégots de cigarettes, cela semble utopique.

Et pourtant! L’artiste de 23 ans a développé il y a environ une année des mégots biodégradables. Ils contiennent une graine qui, une fois irriguée par la pluie, fleurît. Une idée similaire a également émergé l’année passée en Angleterre. Lorsqu’Emilien Colin a voulu tenter l’expérience, il a acheté des filtres et des feuilles à rouler qui se décomposent au bout de trente jours. «J’ai remplacé mon cendrier par un pot de terre: l’expérience a fonctionné», raconte-t-il.

Le projet a été sélectionné pour faire partie de Lausanne Jardins 2014. «Pour l’exposition, Olivier Matthey et moi-même avons fait un choix de fleurs que nous avons planté entre les pavés. Un panneau explique aux gens le concept», continue-t-il. Un «jardin par inadvertance», comme l’appelle l’artiste. Emilien Colin a proposé son projet à l’entreprise de cigarettes Parisienne, mais cette dernière ne souhaite pas encourager les gens à jeter leurs mégots par terre.

Source: 24 heures

Photo:Wikimedia

 

Bioplastique de tomate: l’affaire est ketchup

Organic_Heinz_Tomato_KetchupLe constructeur Ford et la multinationale du ketchup H.J. Heinz collaborent pour trouver comment faire des bioplastiques à partir des 2 millions de tonnes de résidus de tomates (pelures, graines et tiges) générées par Heinz chaque année lors de la préparation de sa célèbre sauce tomate.

Ford a déjà de vraies pièces d’auto «légères, résistantes et vertes» à l’essai. Le constructeur a mis dans des autos des harnais de câblage et des bacs de rangement en bioplastique à base de fibres de tomates et observe comment ces pièces résistent au temps et à l’usure.

Ford cherche des substituts végétaux aux plastiques afin de réduire ses coûts en hydrocarbures et son empreinte environnementale. Il utilise déjà une mousse de soja pour rembourrer ses sièges, et des matériaux composites à base de noix de coco et de riz.

Du temps de Henry Ford, le constructeur avait fait une carrosserie en fibres végétales. Les plantes utilisées à l’époque sont une controverse historique non résolue, on parle de cellulose de soja, de chanvre, de pin d’Elliott, de paille ou de ramie.

Pour Heinz, le roi mondial du ketchup, l’enjeu actuel est similaire: l’entreprise aimerait pouvoir dire qu’elle vend sa sauce tomate dans un contenant en fibres de tomate.

Source: La presse

Photo: Wikimédia

Le projet d’un étudiant pour nettoyer les océans

Mis en place pour filtrer et extraire les 340 millions de déchets plastiques qui envahissent les océans, le projet écologique de Boyan Slat, un étudiant hollandais vient d’être légitimé par une étude de faisabilité.

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Des vacances en Grèce changent la vision du monde de ce jeune homme. Surpris de voir plus de sacs en plastiques que de poissons lors d’une plongée sous-marine, il décide de faire des recherches et des expérimentations pour trouver une solution à ce problème.

Pendant trois ans, il va chercher une idée qui ne soit pas destructrice pour les fonds marins. Boyan Slat abandonne le projet d’un râteau géant pour se tourner vers « l’entonnoir géant », une plateforme assemblant plusieurs tuyaux en bouées à des panneaux immergés de trois mètres.

«J’ai décidé de me servir des courants et des vents pour amener le plastique à moi» explique Boyan Slat dans un entretien pour Le Matin, un quotidien suisse. Cet «entonnoir géant» pourrait débarrasser le Pacifique de la moitié de ses ordures en seulement dix ans.

En 2013, cet étudiant en école d’ingénieur lance sa fondation The Ocean Cleanup, qui a rassemblé une centaine de volontaires. L’ambition du jeune homme est de récolter 2 millions de dollars en seulement cent jours pour commencer à construire la plate-forme qui devrait être opérationnelle dans les trois à quatre années à venir.

La fondation lance un appel au don sur le site de la campagne et a déjà récolté 258 106 dollars.

Source: Zaman France 

Photo: The Ocean Cleanup (Facebook)

Des couches-culottes fabriquées à base… de méduses

La méduse, bête noire des touristes en mer, n’a pas que des inconvénients. Sa gélatine s’avère ultra-absorbante et non polluante. Du coup, une start-up israélienne a décidé de s’en servir pour confectionner des couches pour bébés.

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Révolution environnementale au rayon couches ! Quand on sait qu’un bébé génère en moyenne 70 kg de couches par an (soit 5000 à 6000 couches), ce qui fait 3 milliards de couches annuelles rien qu’en France selon l’ADEME,
les chiffres font réfléchir, car l’impact sur l’environnement n’est pas anodin. La société israélienne Cine’al spécialisée dans les nanotechnologies s’est penchée sur la question. Elle a eu l’idée d’utiliser de la chair de méduse, peut utile jusque-là, pour recouvrir les fesses de bébés. Sur le point de développer ce procédé, Ofer Du-Nour, président de Cine’al, espère séduire les industriels avec trois arguments.

Absorption éclair

Des chercheurs de Tel-Aviv ont découvert dans un premier temps la capacité ultra-absorbante des méduses. Avec ses filaments, cet animal marin est composé de plus de 90% d’eau. Cette créature peut absorber plusieurs fois son poids en quelques secondes. Mélangée à des nanoparticules antibactériennes, en prenant soin de retirer les cellules urticantes, les chercheurs ont donné naissance à l’Hydromash. Ses pouvoirs absorbants pourraient garnir des couches jetables, mais aussi des serviettes hygiéniques, des tampons, des éponges médicales et même de l’essuie-tout et du papier toilette.

Désintégration flash

Côté environnement, ce produit biodégradable pourrait vider les décharges encombrées de couches. D’autant plus que les couches jetables actuelles ne se désintègrent qu’au bout d’un siècle. L’Hydromash ne demande que 30 jours pour se décomposer.

Sauver poissons et nageurs

D’autre part, cela permettrait de désemplir les mers où les méduses prolifèrent. Ce serait une solution pour les combattre et donc pour sauver les poissons, plutôt que de les manger comme le conseillait l’ONU en mai 2013. D’ailleurs, le projet avancerait du côté de la Corée du Sud et de la Caroline du Sud, puisque l’entreprise serait en pourparlers afin de mettre en  place des usines de production dans ces régions particulièrement infestées par ces animaux marins.

Source: TF1 news

PHoto: Wikimedia Commons